RDC : Que signifie la levée de 4.600 milliards CDF par le gouvernement en 2024 ? En 2024, le gouvernement congolais a mobilisé 4.646,4 milliards de CDF (environ 1,6 milliard USD) sur le marché financier à travers des bons et obligations du Trésor, selon la Banque centrale du Congo (BCC) de ce janvier. Ce montant important soulève une question essentielle : qu’est-ce que cela signifie pour l’économie du pays ? L’État a émis des titres de dette, qui sont des emprunts lui permettant de recevoir de l’argent des investisseurs en échange d’un engagement de remboursement avec intérêts à une date déterminée. Ces titres se divisent en deux catégories principales. Les bons du Trésor sont des prêts de courte durée, allant de quelques mois à un an, permettant à l’État d’obtenir rapidement des fonds. Les obligations du Trésor, quant à elles, fonctionnent sur le même principe mais s’étendent sur plusieurs années. Sur les 4.646,4 milliards de CDF levés en 2024, 1.050,9 milliards proviennent des bons du Trésor et 3.595,5 milliards des obligations du Trésor. En parallèle, le gouvernement a remboursé 2.823,1 milliards de CDF aux investisseurs dont les titres sont arrivés à échéance. Après déduction des remboursements, le solde net s’élève à 1.823,3 milliards de CDF, une somme qui a servi à couvrir une partie du déficit budgétaire. Le succès de cette levée de fonds montre que le gouvernement congolais a su attirer des investisseurs, principalement des banques et des entreprises, qui lui ont fait confiance en prêtant leur argent. Cette confiance repose sur plusieurs facteurs, notamment la stabilité économique et politique, le respect des engagements financiers et la gestion du niveau d’endettement du pays. Pour le premier trimestre 2025, le gouvernement prévoit de lever 150,0 milliards de CDF sur le marché local et 400,0 millions USD à travers des instruments similaires. Lors de l’adjudication du 7 janvier 2025, il a déjà obtenu 40,0 millions USD en émettant des obligations d’un an et six mois avec un taux d’intérêt de 9 %. Ces opérations permettent au gouvernement de financer ses besoins immédiats sans attendre les recettes fiscales ou d’autres sources de revenus. Pour les investisseurs, les bons et obligations du Trésor représentent un placement sécurisé, car l’État garantit leur remboursement à 100 %. Celui qui achète ces titres devient ainsi créancier du gouvernement, qui lui verse des intérêts avant de lui restituer le capital investi. La levée de 4.600 milliards de CDF en 2024 reflète la capacité du gouvernement à financer ses dépenses en s’appuyant sur le marché financier. Toutefois, il devra veiller à maintenir un équilibre entre emprunts et croissance économique, afin d’éviter un endettement excessif qui pourrait fragiliser les finances publiques.
Laissez-nous un message