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Monusco

Expulsion du porte-parole de la Monusco : en voici les raisons

Dans une correspondance consultée ce mercredi 3 août, le Gouvernement congolais a demandé aux Nations unies le départ dans un « bref délai » de son porte-parole en RDC. 

Selon cette correspondance, « les déclarations indélicates et inopportunes » de Mathias Gillmann ont exarcerbées des tensions entre la population civile et la MONUSCO, particulièrement au Nord-Kivu. 

Ce fonctionnaire de la MONUSCO est accusé d'avoir affirmé, selon certaines sources, que les M23 sont dotés des armes plus sophistiquées que la MONUSCO et même les FARDC. « Nous sommes pas équipés pour lutter contre des armées avec équipements sophistiqués », avait-il déclaré.

Pour la population, cette déclaration prouve la fin de la présence de la Monusco en RDC, a précisé le Ministre de l'Industrie, Julien Paluku, lors d'un débriefing presse axé sur le rapport de la Commission Spéciale du Gouvernement sur les récentes manifestations de colère contre la MONUSCO au Nord-Kivu et Sud-Kivu. 

Ainsi, en attendant l'aboutissement du plan de transition aux fins du retrait définitif de cette mission en RDC, le Gouvernement congolais par l'entremise du ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula, a affirmé que « la présence de ce fonctionnaire sur le territoire national n'est pas de nature à favoriser un climat de confiance mutuelle et de sérénité si indispensable entre les institutions congolaises et la Monusco ». 

QUATRE ÉLÉMENTS QUI JUSTIFIENT LE DÉPART DE LA MONUSCO

Julien Paluku, qui a fait partie de la délégation gouvernementale dépêchée par le Chef de l'État à Goma en tant que notable pour évaluer la situation sécuritaire, est revenu sur la mission diligentée par le Gouvernement après les récentes manifestations de colère contre la Monusco.

De ces consultations, a-t-il souligné, il en ressort quatre éléments qui justifient le départ de la Monusco :

1. Toutes ces manifestations arrivent dans un contexte de guerre qui ne se termine pas durant au moins trois décennies et la population considère la Monusco comme acteur majeur. La population ne sait pas comprendre comment la Monusco pendant tout ce temps n'est pas en mesure d'aider le gouvernement à en découdre avec cette guerre.

2. Toutes les personnes consultées ne sentent plus l'appui de la Monusco aux FARDC comme ce fut le cas en 2013. 

3. La déclaration fracassante du porte-parole de la Monusco considérée comme un aveu d'impuissance par la population.

4. Pour la population, cette déclaration prouve la fin de la présence de la Monusco en RDC. 

Il a par la même occasion dressé le tableau du bilan des incidents, « il y a eu un bilan de 36 morts, dont 13 à Goma, 13 à Butembo dont 4 casques bleus, 4 morts à Uvira, 3 morts à Kanyabaonga, et 3 morts à Kasindi. À cela s'ajoute près de 170 blessés dénombrés ».

Domi

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