Procès Constant Mutamba : ce qu’il faut retenir du témoignage de Rose Mutombo L’audience de ce mercredi 6 août à la Cour de cassation, dans l’affaire visant l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba, a connu un moment clé avec la comparution de Rose Mutombo, qui a elle aussi dirigé ce ministère. Appelée à témoigner, elle a tenté d’apporter des éclaircissements sur plusieurs points techniques soulevés par la défense de l’accusé. 1. Qu’est-ce que la “clé de répartition” évoquée dans le dossier ? Il s’agit d’un mécanisme déterminant comment les fonds versés à la RDC par l’Ouganda en guise de réparation après l’arrêt de la Cour internationale de justice (CIJ) doivent être partagés entre les différentes institutions impliquées. Rose Mutombo a souligné que cette clé ne résulte pas d’une décision improvisée par son ministère, mais découle directement de l’arrêt de la CIJ, ce qui exclut, selon elle, toute responsabilité personnelle ou politique. 2. Le compte FRIVAO : une initiative de qui ? La défense a soulevé des interrogations autour du compte bancaire FRIVAO, soupçonné d’avoir servi de canal pour gérer les fonds. En réponse, Rose Mutombo a déclaré que ce compte avait été ouvert avant son entrée en fonction. Autrement dit, elle n’en serait ni l’initiatrice ni la conceptrice, ce qui, là encore, tend à la dédouaner de toute responsabilité dans sa création. 3. Compte FRIVAO vs structure FRIVAO : quelle différence ? Un point souvent confus : le compte FRIVAO et la structure FRIVAO sont deux entités distinctes. L’ancienne ministre a insisté sur cette distinction : le premier est un outil bancaire, tandis que le second est un dispositif administratif et juridique mis en place pour la gestion de certains fonds spécifiques. 4. Un solde encore disponible Fait nouveau : Rose Mutombo a affirmé qu’à son départ du ministère, plus de 8 millions de dollars restaient disponibles sur les fonds concernés. Cette information pourrait être déterminante pour la suite de l’affaire, en matière de traçabilité et d’affectation des ressources. Il faut noter que le procès se poursuit. La Cour de cassation continue d’examiner les différentes pièces du dossier, dans un contexte où chaque témoignage éclaire un peu plus les responsabilités engagées. Louv








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