RDC : Génie Kande plaide pour une révision constitutionnelle Le débat sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo est relancé. Dans une déclaration politique rendue publique, Génie Kande, coordonnateur de la FOGEKA, estime que le pays se trouve « à la croisée des chemins » et appelle à une révision de la Constitution pour répondre aux défis actuels. Selon lui, la loi fondamentale en vigueur porterait encore l’empreinte de l’ancien régime de Joseph Kabila et comporterait des dispositions ayant favorisé, par le passé, des blocages institutionnels et une gouvernance contestée. « Il est temps de la revoir pour l’adapter aux réalités actuelles », soutient-il, évoquant un contexte marqué par l’insécurité persistante, des processus électoraux jugés opaques et une gestion des ressources naturelles régulièrement critiquée. Pour le coordonnateur de la FOGEKA, la révision constitutionnelle doit permettre de corriger les failles structurelles qui entravent le développement. Il dénonce des mécanismes institutionnels qui auraient facilité le maintien au pouvoir de l’ancien régime et contribué à une exploitation peu transparente des richesses nationales. Au-delà des considérations politiques, Génie Kande met en avant l’urgence de renforcer la stabilité institutionnelle. Il estime que la consolidation de l’État de droit passe par une réforme en profondeur du cadre juridique afin de garantir davantage de redevabilité et d’équilibre des pouvoirs. Priorité au processus électoral La déclaration insiste également sur la nécessité de revoir l’organisation des élections législatives, municipales et locales. Objectif affiché : garantir des scrutins « transparents et crédibles » et prévenir les contestations récurrentes qui fragilisent la cohésion nationale. Pour la FOGEKA, la stabilité postélectorale constitue un enjeu central pour assurer la continuité de l’action publique et créer un environnement favorable au développement des territoires. Génie Kande appelle les autorités congolaises à initier un processus de révision constitutionnelle « inclusif et transparent », associant les forces politiques, la société civile et les citoyens. Selon lui, seule une démarche participative permettra de doter la RDC d’un cadre institutionnel adapté aux aspirations de sa population. Cette prise de position relance un débat sensible dans le paysage politique congolais, où toute réforme constitutionnelle suscite des interrogations sur ses implications institutionnelles et démocratiques. Reste à savoir si cet appel trouvera un écho au sein des instances compétentes et des acteurs politiques nationaux.








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