Guerre dans l’Est de la RDC : la communauté internationale dénonce les violations du cessez-le-feu et appellent à relancer les négociations Les partenaires occidentaux et européens impliqués dans le suivi de la crise dans l’Est de la RDC ont, dans un communiqué du jeudi 5 mars, exprimé leur vive inquiétude face à la reprise des violations du cessez-le-feu dans cette région en proie à l’insécurité. Il s’agit du Département d’État des États-Unis, les gouvernements des États-Unis, de l’Allemagne, de la Belgique, du Danemark, de la France, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de la Suède, de la Suisse ainsi que de l’Union européenne réunis dans le cadre du Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs (ICG). Les signataires se disent « profondément préoccupés » par les violations persistantes des cessez-le-feu convenus lors de l’Accord de Washington sur l’Est de la RDC (4 décembre 2025) et de l’engagement pris dans le cadre du Processus de Doha pour la paix dans l’Est de la RDC (19 juillet 2025). Selon la déclaration, ces violations incluent notamment l’utilisation de drones dans des attaques militaires, une évolution qui accroît les risques pour les populations civiles. Face à cette situation, les membres du groupe appellent toutes les parties impliquées à cesser immédiatement les hostilités et à reprendre les négociations. « Il ne peut y avoir de solution militaire à ce conflit », insiste le communiqué. Appel au respect des engagements internationaux Le Groupe de contact international exhorte également les acteurs impliqués à respecter les engagements pris dans le cadre des accords de paix et à se conformer aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, notamment les résolutions 2773 et 2808, qui insistent sur la nécessité de préserver l’intégrité territoriale de la RDC. Les partenaires internationaux ont par ailleurs salué les efforts diplomatiques engagés pour favoriser une désescalade. Ils ont notamment rendu hommage à la médiation menée par Faure Gnassingbé, médiateur désigné par l’Union africaine, avec l’appui d’un groupe de facilitateurs régionaux. Le rôle joué par les États-Unis et le Qatar dans la médiation a également été salué, tout comme les efforts de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) pour mettre en place un mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu. Dans le même élan, les signataires ont insisté sur la nécessité de créer les conditions d’un dialogue intercongolais inclusif réunissant l’ensemble des acteurs politiques et sociaux du pays, considéré comme un élément essentiel pour parvenir à une paix durable. Des avancées humanitaires saluées Sur le plan humanitaire, la déclaration met en avant certaines avancées jugées encourageantes. Les partenaires internationaux ont notamment salué les efforts visant à améliorer l’accès humanitaire dans les zones touchées par le conflit. Parmi ces évolutions figurent la réouverture de la frontière entre la République démocratique du Congo et le Burundi, ainsi que l’utilisation récente de l’Aéroport international de Goma lors de la visite de Bintou Keita van de Perre, cheffe par intérim de la MONUSCO et représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies. Cette dynamique devrait, selon le communiqué, conduire à la réouverture durable de l’aéroport pour les vols humanitaires, facilitant ainsi l’acheminement de l’aide vers les populations affectées. Mise en garde contre les discours de haine Enfin, le Groupe de contact international a lancé un appel à la responsabilité de toutes les parties pour mettre fin aux discours incitant à la haine, à la discrimination ou à la violence, notamment à l’encontre des communautés rwandophones. Les signataires estiment que ces discours représentent une menace grave pour la cohésion sociale et la sécurité des populations civiles dans une région déjà fragilisée par des décennies de conflits.








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