Protection des civils au Nord-Kivu: la Monusco annonce le renforcement de son appui aux autorités La mission de paix onusienne a annoncé, mardi 19 août à New York, le renforcement de son appui aux autorités congolaises pour la protection des civils. Cette décision fait suite aux récentes attaques menées par un groupe armé dans la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Des attaques attribuées ADF ayant causé la mort d'une dizaine de civils dans les territoires de Beni et Lubero au Nord-Kivu. Entre le 9 et le 16 août, soulignent les Nations Unies, près de 52 civils ont été massacrés par les ADF. D'après les casques bleus présents dans ces territoires, ce bilan pourrait s'alourdir. Sur les 52 civils tués, huit sont des femmes et deux enfants. Les Nations Unies qui condamnent ces massacres appellent les groupes armés à déposer les armes. "Nous condamnons fermement les attaques menées par les Forces démocratiques alliées, dites ADF, dans plusieurs localités des territoires de Beni et de Lubero, dans la province du Nord-Kivu", a dit, mardi 19 août, le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric, lors d’un point de presse à New York. « Nous réitérons une fois de plus l’appel du Secrétaire général aux groupes armés étrangers pour qu’ils déposent les armes sans condition et retournent dans leurs pays d’origine », a-t-il ajouté. Les Nations Unies toujours dans les condamnations Ce n'est pas la première fois que les Nations Unies condamnent les massacres perpétrés dans l'est de la RDC suite à l'insécurité dont la résurgence a abouti à la création de la Monusco. Depuis sa création, en 1999, la situation demeure inchangée. Les cas de violences accompagnées d’enlèvements, de pillages, d’incendies de maisons, de véhicules et de motos, ainsi que de destructions de biens appartenant à des populations déjà confrontées à une situation humanitaire précaire ne font que s'enregistrer. Lors de sa déclaration, la cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, qui est également la Représentante spéciale du Secrétaire général en RDC a reconnu ces cas qu'elle condamne. « Ces attaques visant des civils, qui s’ajoutent aux atrocités commises dans la nuit du 26 au 27 juillet à Komanda (territoire d’Irumu, Ituri), sont intolérables et constituent de graves violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme. Je présente mes sincères condoléances et celles des Nations Unies aux familles et communautés endeuillées, et réaffirme ma solidarité aux populations affectées », a-t-déclaré.
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