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Crise en RDC : escalades diplomatiques, sécuritaires et verbales !


Crise en RDC : escalades diplomatiques, sécuritaires et verbales ! La journée du mercredi 26 février 2025 a été marquée par une actualité intense en République Démocratique du Congo. Entre affrontements verbaux entre l’Église catholique et la DGM, aggravation du conflit à l’Est, tensions croissantes avec le Rwanda et menaces de boycott diplomatiques et sportifs, le pays traverse une période de fortes turbulences. Une polémique autour de la confiscation du passeport de Mgr Nshole Un nouvel affrontement verbal s’est produit entre l’Église catholique et la Direction Générale de Migration (DGM). Le président de la la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), l’archevêque métropolitain de Lubumbashi, a accusé la DGM d’avoir confisqué le passeport de Fulgence Muteba Monseigneur Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO à l’aéroport de Lubumbashi sans raison valable. Des propos immédiatement démentis par un cadre de la DGM, qui a qualifié ces allégations de « mensonges ». « Pourquoi confisquerait-on le passeport de Mgr Nshole et pas celui de Mgr Fulgence Muteba alors qu’ils voyagent ensemble ? » s’est interrogé le responsable de la DGM. Selon lui, si une telle mesure avait été nécessaire, elle aurait pu être prise à Kinshasa, où réside Mgr Nshole. Cette passe d’armes s’inscrit dans un climat de tensions entre l’Église catholique et le pouvoir en place, alors que la CENCO est de plus en plus critique sur la gouvernance du pays. L’Est de la RDC en proie aux violences : accusations contre le M23 Pendant ce temps, la situation sécuritaire reste préoccupante à l’Est du pays. Les rebelles du M23 poursuivent leurs offensives et sont accusés d’enrôlement forcé de mineurs ainsi que d’exécutions sommaires de civils. Une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux montre des élèves fuyant leur établissement scolaire à Goma, craignant d’être recrutés de force par les rebelles. Le M23 a rejeté ces accusations, affirmant qu’il ne s’agissait que d’une « opération de traque aux criminels ». Cependant, plusieurs organisations de défense des droits de l’homme dénoncent des exactions graves commises par le groupe armé, soutenu par l’armée rwandaise selon Kinshasa. Par ailleurs, un incendie dramatique s’est déclaré dans la nuit du 25 au 26 février dans le bar « 3e mi-temps », situé à la périphérie de Goma. Selon des témoins, plus de 200 personnes, dont le gérant de l’établissement, ont péri brûlées vives. Des sources locales accusent l’armée rwandaise d’avoir orchestré cet acte meurtrier sous prétexte de lutter contre des « voleurs ». Tensions entre la RDC et le Rwanda : rupture et boycott en vue Sur le plan diplomatique, les relations entre Kigali et Kinshasa ne cessent de se détériorer. Après la décision du Royaume-Uni de suspendre son aide financière au Rwanda en raison de son implication dans le conflit en RDC, Kigali a riposté en suspendant sa coopération au développement avec Londres. Dans ce contexte tendu, la RDC a posé un ultimatum à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) concernant sa participation à la 46e conférence ministérielle prévue en novembre prochain. Kinshasa refuse de prendre part à cet événement si le Rwanda est maintenu comme pays hôte, considérant que cela reviendrait à légitimer les actions militaires rwandaises dans l’Est congolais. La tension s’étend également au domaine sportif. La Fédération de Handball du Congo (FEHAND) a menacé de boycotter la Coupe d’Afrique des Nations de handball masculin prévue en 2026 au Rwanda. Son président, Amos Mbayo, a dénoncé dans un communiqué l’implication de l’armée rwandaise dans les violences à l’Est de la RDC, estimant qu’il serait inacceptable de participer à une compétition organisée par un pays accusé de « piller, tuer et violer » en toute impunité. Vers un tribunal ad hoc pour juger les crimes à l’Est Face à ces violences persistantes, la communauté internationale tente de réagir. En visite de 48 heures à Kinshasa, le procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI), Karim Khan, a annoncé la tenue d’une conférence internationale sur la paix, la sécurité et la justice en avril prochain. Il a également évoqué la création d’un tribunal ad hoc pour juger les crimes commis à l’Est de la RDC, une initiative attendue par de nombreuses victimes des atrocités qui ravagent la région. Entre crises sécuritaires, bras de fer diplomatiques et tensions politiques internes, la journée du 26 février 2025 illustre une fois de plus les défis majeurs auxquels fait face la République Démocratique du Congo. La situation à l’Est du pays reste explosive, tandis que Kinshasa continue de mobiliser l’opinion internationale contre le Rwanda. Une chose est certaine : les semaines à venir seront décisives pour l’avenir de la RDC. Pour lire toute l’actualité en détail, rendez-vous sur notre site : laplumeinfos.net

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