Présidence de la Ceni : des rixes entre les pères religieux congolais
Des rixes autour du choix du candidat président de la Ceni (Commission Electorale Nationale Indépendante). La course à ce poste vient d’offrir à la communauté nationale une piteuse image des compatriotes qui revendiquent le statut de serviteurs de Dieu. En effet, c'est à cause des avantages matériels et honneurs liés à la fonction, pensent certains, qu'ils ont du mal à accorder leurs violons.
Les 8 confessions religieuses n’ont apparemment pas appréhendé les enjeux décisifs, avant de sombrer dans les tirs entrecroisés tel un règlement de comptes. Les sorties médiatiques des uns, et la réplique coup sur coup des autres, ne font que diviser un peu plus ces hommes religieux.
Se disant soucieuse des élections libres, transparentes, inclusives et apaisées, la présidence de la plateforme de confessions religieuses représentée par l’Eglise catholique et l’Eglise du Christ au Congo (ECC) a indiqué au cours d’une conférence de presse tenue jeudi 07 octobre dernier que le choix de la candidature de Denis Kadima porté par les six confessions religieuses a été entaché de plusieurs irrégularités notamment, des menaces, pressions, intimidations ettentatives de corruptions.
Pour le tandem CENCO-ECC, ces éléments démontrent que Denis Kadima a le soutien d’une famille politique. Ces deux confessions religieuses disent détenir des enregistrements qui prouvent leur position par rapport à la candidature de Denis Kadima. Ainsi, ces preuves seront transmises au bureau de l’Assemblée nationale.
Des accusations que rejettent en bloc les 6 autres confessions religieuses qui disent aussi avoir choisi Denis Kadima pour son expertise avérée en matière électorale ; pour son intégrité morale ; pour son expérience acquise dans l’accompagnement des élections dans plusieurs pays africains, du Nord, du Sud, de l’Est, de l’Ouest et du centre, et qui lui confère, selon eux, mieux que tous les autres candidats présentés aux confessions religieuses en 2021 la capacité d’organiser les élections dans les délais constitutionnels.
Compte tenu de la haine que se vouent les différents serviteurs de Dieu dans le processus de désignation du futur président de cette institution d’appui à la démocratie, les forces vives ont de leur côté invité l’Assemblée nationale à reprendre le dossier en mains et à faire triompher le bon sens. Car, estiment-ils, le pays a suffisamment souffert de sa prise en otage par ceux qui auraient dû montrer le chemin de la vérité et de la transparence à tous.
DOMI
Laissez-nous un message