Bandalungwa : les clubs locaux s’opposent à l’installation d’une nouvelle kermesse au terrain municipal Un climat de tension s’installe entre les responsables des clubs sportifs de la commune de Bandalungwa et le bourgmestre Alphonse Ndufula Mampuyale, accusé de vouloir autoriser l’installation d’une nouvelle kermesse au terrain municipal, au détriment des activités sportives des jeunes de la commune. Selon plusieurs dirigeants de clubs locaux, cette décision porterait un nouveau coup dur aux équipes qui utilisent ce terrain comme principal espace d’entraînement. « Nous disons non à la décision du bourgmestre d’installer une autre kermesse au terrain municipal de Bandalungwa », a déclaré un responsable sportif de la commune, dénonçant une mesure jugée préjudiciable pour la formation et l’encadrement des jeunes. Au-delà de la privation d’infrastructures sportives, les dirigeants sportifs pointent du doigt les conséquences sociales de ce type d’activités. « Ces kermesses ne profitent en rien aux jeunes. Elles contribuent plutôt à la distraction et à la déperdition : les jeunes y vont principalement pour consommer de l’alcool », déplore un autre responsable, qui estime que ces installations compromettent les efforts d’encadrement sportif et éducatif entrepris au niveau local. D’après des informations recueillies auprès des clubs, l’autorisation précédente accordée aux organisateurs de kermesse devait arriver à échéance le 25 janvier 2026. La perspective d’une nouvelle installation, malgré cette date butoir, alimente les soupçons d’irrégularités dans la gestion de l’espace public communal. Plusieurs responsables associatifs évoquent une possible complicité des autorités communales, sans toutefois avancer de preuves formelles à ce stade. Un terrain municipal déjà indisponible pendant plusieurs semaines Les clubs rappellent que le terrain municipal a récemment été occupé pendant plusieurs semaines par une kermesse, les contraignant à délocaliser leurs entraînements vers le terrain Saint-Cassien, le seul autre espace sportif de la commune. Une solution de repli jugée insuffisante. « Le terrain Saint-Cassien est saturé. Trop d’équipes s’y entraînent en même temps. Les conditions ne permettent pas un travail sérieux ni sécurisé pour les joueurs », expliquent les responsables sportifs, qui parlent d’une dégradation des conditions de préparation et d’un risque accru de blessures. Face à ce qu’ils considèrent comme une décision unilatérale et préjudiciable à l’intérêt général, les dirigeants des clubs de Bandalungwa annoncent leur intention de saisir les autorités supérieures – notamment l’Hôtel de Ville de Kinshasa et les instances provinciales compétentes – si la commune persiste dans son projet. Ils estiment que l’occupation répétée du terrain municipal par des activités commerciales ou festives constitue une atteinte au droit des jeunes à des infrastructures sportives de proximité, dans un contexte urbain où les espaces de loisirs et d’encadrement sont déjà rares. Cette controverse met en lumière un problème plus large de gestion des infrastructures sportives de proximité dans plusieurs communes de Kinshasa, où les terrains municipaux sont fréquemment détournés de leur vocation initiale au profit d’activités événementielles ou commerciales. À ce stade, la commune de Bandalungwa n’a pas encore officiellement réagi aux accusations formulées par les clubs. Les acteurs sportifs appellent à une concertation urgente entre autorités communales, responsables de clubs et représentants de la jeunesse, afin de trouver une solution durable conciliant animation locale et protection des espaces sportifs publics.








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