Ebola en RDC : 513 cas suspects et 131 morts déjà enregistrés L’épidémie de la maladie à virus Ebola continue de gagner du terrain en RDC. Lundi 19 mai soir, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a présenté un nouveau bilan préoccupant de la flambée liée à la souche Bundibugyo. Selon les chiffres communiqués par les autorités sanitaires, 513 cas suspects et 131 décès ont déjà été enregistrés dans plusieurs localités de l’est du pays. Les services de santé indiquent que six zones sont actuellement touchées par l’épidémie : Mongbwalu, Rwampara, Bunia et Nyankunde dans la province de l’Ituri, ainsi que Butembo-Katwa et Goma au Nord-Kivu. La propagation rapide du virus alimente de vives inquiétudes tant au niveau national qu’international. Le ministre de la Santé a toutefois tenu à préciser que tous les décès recensés ne sont pas encore officiellement attribués à Ebola. Des investigations épidémiologiques se poursuivent afin de déterminer avec exactitude les causes de plusieurs décès signalés dans les zones affectées. Sur le terrain, les équipes médicales se heurtent également à des résistances communautaires. Selon Samuel Roger Kamba, certaines croyances locales assimilant la maladie à un phénomène mystique ont retardé l’identification des premiers cas et favorisé la circulation du virus au sein des communautés. Déclarée officiellement le 15 mai dernier par les autorités congolaises, cette flambée représente la dix-septième épidémie d’Ebola enregistrée en RDC depuis la découverte du virus en 1976. La situation commence désormais à dépasser les frontières du pays. L’Ouganda a déjà confirmé deux cas ainsi qu’un décès à Kampala, selon les données publiées par Africa CDC. Les spécialistes soulignent par ailleurs que la variante Bundibugyo actuellement en circulation présente des caractéristiques génétiques différentes des souches observées lors des flambées de 2007 et 2012. À ce jour, aucun vaccin homologué ni traitement spécifique approuvé n’est encore disponible contre cette souche particulière du virus. Face au risque de propagation régionale, Organisation mondiale de la santé a déclenché, le 17 mai dernier, une urgence de santé publique de portée internationale. De son côté, Africa CDC a annoncé lundi une urgence de santé publique de sécurité continentale, une première dans l’histoire des épidémies d’Ebola en Afrique. L’institution africaine a également mobilisé deux millions de dollars afin de renforcer et coordonner les opérations de riposte dans les zones touchées. Les autorités congolaises multiplient les appels à la vigilance, au respect des mesures sanitaires et à la collaboration des populations afin de freiner l’expansion de cette nouvelle flambée épidémique qui menace désormais plusieurs régions de l’Afrique centrale.








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