Décès de Kalev Mutond, ancien patron de l’ANR

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Kalev Mutond, ancien administrateur général de l’Agence nationale de renseignements (ANR), est décédé ce lundi 5 octobre 2026 à Paris, en France, à l’âge de 69 ans. La nouvelle a été confirmée par des proches de l’ancien responsable des renseignements congolais.

Kalev Mutond séjournait à Paris depuis près d’un an, où il recevait des soins médicaux. Les circonstances précises de son décès n’ont, à ce stade, pas été communiquées officiellement par sa famille.

Originaire du Katanga, Kalev Mutond avait effectué une longue carrière au sein des services de renseignements congolais avant d’accéder à la tête de l’ANR en octobre 2011, sous la présidence de Joseph Kabila. Il a dirigé cette institution jusqu’en 2019, soit près de huit années, faisant de lui l’un des responsables ayant occupé le plus longtemps cette fonction.

Durant son passage à la tête de l’ANR, Kalev Mutond s’était imposé comme l’une des figures importantes de l’appareil sécuritaire congolais sous le régime de Joseph Kabila. Son parcours avait toutefois été marqué par de nombreuses controverses et des accusations liées notamment aux droits humains.

Les États-Unis l’avaient placé sous sanctions en 2016, tandis que l’Union européenne avait adopté des mesures restrictives à son encontre en 2017. En République démocratique du Congo, plusieurs plaintes avaient également été déposées contre lui, notamment pour des faits présumés de torture, d’arrestations arbitraires et d’enlèvements. Ces accusations avaient été contestées par Kalev Mutond, qui avait notamment rejeté, lors d’une interview accordée à Radio Okapi en 2021, les accusations de tortures, d’assassinats et d’empoisonnements visant l’ANR sous sa direction.

Après plusieurs mois d’exil, l’ancien patron de l’ANR était rentré en République démocratique du Congo en août 2022. En août 2023, le procureur général près la cour d’appel de Kinshasa-Gombe avait annoncé la suspension de l’avis de recherche qui le visait, estimant que les raisons ayant justifié cette mesure ne subsistaient plus.

Avec sa disparition, la République démocratique du Congo perd une personnalité qui aura profondément marqué son appareil sécuritaire durant les années Joseph Kabila.

Pour ses proches et sa famille, l’heure est désormais au deuil. Les informations relatives aux obsèques et au rapatriement éventuel de sa dépouille restent attendues.